Quelques lignes à propos de moi…

Pendant longtemps je me suis trompée, je pensais avec certitude que pudique, timide, introvertie, étaient les principaux adjectifs qui pouvaient qualifier cette petite fille élevée avec l’idée que tout doit être parfait et d’abord elle-même et que ce qui ne l’est pas mérite peu d’égards.


J’ai vite compris que c’était très prétentieux, exigeant et réducteur ; mais il n’empêche que cette éducation m’a profondément marquée. C’était comme un carcan et alors qui a-t-il de plus difficile dans ce contexte d’avoir confiance en soi et dans les autres ?


Heureusement la vie sociale fait que l’on n’a pas toujours le choix : il faut vivre avec les autres, d’abord avec la famille, l’école, les loisirs et ensuite le milieu professionnel.


Je me suis spontanément tournée vers des sports non collectifs : la natation, le tir sportif où la compétition se fait d’abord avec soi-même, vers des loisirs tels que la lecture, le cinéma où il n’est pas nécessaire d’échanger avec les autres et je me suis réfugiée plus souvent possible dans l’isolement, le non-contact, la solitude, pour fuir le groupe qui devenait ennuyeux et inintéressant. Cependant au fond de moi je ressentais un certain mal-être…


Je me destinais depuis longtemps à une carrière juridique, je voulais être juge pour enfants, ce qui est pourtant loin d’être un métier où l’on travaille isolé et seul !


Mais au moment de l’adolescence, à l’heure où précisément la principale préoccupation est de trouver sa place dans le groupe, au milieu des copain(e)s, un évènement familial douloureux a aussi renforcé cette idée que j’étais seule et de fait le repli sur moi-même. Incapable alors d’avancer plus avant dans la voie que je m’étais fixée, j’ai dû choisir une autre profession et je suis finalement arrivée sur le marché du travail avec un BTS de secrétariat trilingue. Qui dit trilingue dit langues et les langues ne sont-elles pas, l’essence même de la communication et donc du contact avec les autres ?


En 2003, embauchée en tant qu’assistante de direction dans une entreprise familiale située en milieu rurale en Drôme provençale, il a fallu que je « fasse mes preuves » et que je me fasse accepter par les salariés qui n’avaient pas connu d’autres entreprises, qui étaient établis dans leur fief, en possession des lieux et du savoir depuis bien des années. Moi, « la parisienne bêcheuse » j’ai dû gagner leur confiance.


Il m’a fallu presque trois ans pour faire ma place et me faire connaitre pour qui j’étais vraiment. Au fil du temps certains de mes collègues se sont approchés de moi, ils venaient chercher des conseils, une aide administrative, des informations, de l’écoute et peu à peu est née cette idée que je n’avais plus cette fonction d’assistante de direction, mais d’assistante tout court.


Je m’ouvrais aux autres et c’était bien de donner et de recevoir !! J’ai eu envie d’échanger, de communiquer encore plus, d’accompagner, de soutenir…


Je me suis réveillée, j’ai pris conscience que depuis toujours je m’étais trompée sur moi, et j’ai alors décidé de me diriger vers autre chose, j’avais une autre vision de la vie, plus posée, plus à l’écoute. J’avais envie d’une autre vie, je ne savais pas encore précisément laquelle mais je savais que j’avais besoin des autres. Je venais de comprendre que j’aimais le contact humain, que j’aimais les autres qui ne sont pas un « enfer » mais simplement que la vie se ressent à travers eux, qu’ils sont nécessaires à l’apprentissage, pour grandir, aller de l’avant, etc.

Et surtout il y a eu LA rencontre avec Steve mon ami anglais, grâce à lui j’ai enfin pris confiance en moi, il m’a inconsciemment guidée, il m’a aidée à comprendre ce que je voulais faire, il m’a encouragée dans cette voie car l’accompagner dans son apprentissage de la langue française m’a aidé à me décider à franchir le pas. C’était le bon moment. Mon environnement professionnel ne me convenait plus, je savais confusément ce que je voulais faire : « aider » les autres dans leur apprentissage. Tout naturellement et délibérément j’ai quitté mon emploi.


J’ai fait un bilan de compétences pour être accompagnée dans ma démarche et me suis dirigée vers une formation d’animateur de formation dispensée par l’Université d’Avignon.


J’ai obtenu mon diplôme en décembre 2009 et trouvé un emploi dès janvier 2010 dans le secteur de l’économie sociale et solidaire comme formatrice et accompagnatrice socioprofessionnelle. J’ai adoré ce métier, je m’y suis épanouie, j’ai rencontré de belles personnes et j’ai eu aussi des expériences négatives.


Je pensais avoir atteint mon objectif mais je sentais bien qu’il me manquait quelque chose, je n’étais pas entièrement satisfaite de mon travail d’accompagnement…


Sensible aux thérapies alternatives complémentaires et intéressée par l’Inde et sa

culture, je me suis formée au massage ayurvédique en 2017. Ce fut une révélation, je pouvais enfin apporter du mieux-être aux personnes qui le désiraient. Les écouter ne suffisait pas…


Je suis devenue officiellement praticienne en massage et soins ayurvédiques grâce

à un statut de micro entrepreneuse. J’ai exercé cette activité en parallèle de mon travail

jusqu’en décembre 2019, date à laquelle j’ai choisi de m’y consacrer totalement. J’ai une nouvelle fois quitté mon emploi.


En février 2020, j’ai effectué un voyage initiatique dans le Kérala, province indienne. Ce fut une expérience qui a définitivement marqué mon chemin de vie et a confirmé mon envie de Vous faire découvrir l’Ayurvéda.